Radioamateur c'est quoi ?

 

Qu'est-ce qu'un radioamateur ?

Le radioamateur est une personne qui a reçu l'autorisation officielle de communiquer, par radio, avec d'autres personnes dans le monde, elles aussi légalement autorisées. Ce sont des personnes (de sexe masculin le plus souvent) « s'intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire ». On dénombre dans le monde environ 3 millions de radioamateurs dont 30% au Japon et 15% aux États-Unis. Les radioamateurs français sont peu nombreux (moins de 15.000) par rapport à d'autres pays européens. La majorité des radioamateurs ne sont pas des professionnels : ils occupent toutes les professions et viennent de tous les horizons. La magie des ondes et de la radio est leur passion commune.


Sur quelles fréquences peut-on émettre ?

Les radioamateurs disposent de bandes de fréquences harmonisées au plan international par l'UIT (Union Internationale des Télécommunications), une « filiale » de l'ONU. Chaque bande attribuée par l'UIT a des caractéristiques bien particulières : certaines bandes permettent des liaisons à l'échelle mondiale par réflexion des ondes sur les couches ionisées de l'atmosphère (HF, Ondes Courtes en français). Mais ces liaisons ne sont pas fiables car la propagation des ondes varie tout au long de la journée. Néanmoins, on peut contacter sans problème l'Europe entière. D'autres bandes, de fréquences plus élevées (bandes VHF et UHF), permettent des liaisons régulières dans un rayon de 2 à 300 kilomètres, voire parfois plus loin. Enfin, les bandes SHF (micro-ondes), dont la partie basse seulement est exploitée (Wi-Fi, TV satellite), restent à défricher.

Quels sont les modes autorisés ?

Pour communiquer, les radioamateurs emploient généralement le langage parlé (téléphonie) ou utilisent le code morse (télégraphie). Mais, ils peuvent utiliser aussi des ordinateurs pour transmettre à l'autre bout du monde des images (SSTV, fax) ou pour correspondre par claviers interposés (packet-radio, PSK31). L'ordinateur, comme partout, devient incontournable dans une station radioamateur : grâce à sa carte son, il permet de décoder tous les modes (Morse, télétype). Les contacts internationaux en téléphonie sont souvent réalisés en anglais. Toutefois, les radioamateurs, qui sont des gens de communication, aiment parler toutes les langues étrangères.



Les autres facettes de notre activité

Pour pallier aux faibles possibilités techniques de liaisons des bandes VHF et UHF, les radioamateurs utilisent des relais. Ces installations, construites par les amateurs, couvrent tout le territoire. De même, des satellites, spécialement construits par et pour les radio-amateurs, offrent la possibilité d'établir des contacts et d'acquérir de nouvelles connaissances. Le suivi du passage de ces satellites fait appel à l'informatique pour les calculs et à la mécanique pour l'orientation les antennes. Ci-contre, la carte de confirmation d'un contact via satellite effectué par F4EDW Didier avec  un radioamateur grec.


Mais certains radioamateurs n'aiment pas rester dans leur fauteuil. Ils organisent alors des expéditions pour trafiquer depuis des contrées lointaines ou, plus proche de chez eux, en installant leur station momentanément dans un lieu particulier (un « point haut », un château, un moulin, un phare, …).

Les sportifs se retrouvent dans les compétitions de radio-goniométrie (communément appelé « chasse aux renards ») : il faut, à l'aide d'un récepteur et d'une antenne directive, retrouver des balises (émetteurs) dans une zone en moins de temps possible. Tout le monde peut participer à ces compétitions, même sans certificat d'opérateur.






La chaîne d'entraide et d'amitié entre les radioamateurs, retracée dans le film « Si tous les gars du monde … », est toujours d'actualité : lorsque les moyens classiques de télécommunications sont défaillants (ouragan Katrina, tsunami en Asie du Sud-Est, tremblement de terre en Algérie), les radioamateurs mettent à disposition leurs installations qui, souvent, restent les seules à encore fonctionner. Sur le territoire français, près de 2000 radioamateurs français regroupés au sein de la FNRASEC (Fédération Nationale des RadioAmateurs au service de la SEcurité Civile) interviennent bénévolement avec les autorités locales lors de plans Sater (Secours AéroTERrestre) ou Orsec (ORganisation des SECours). Leur savoir et savoir-faire en matière de transmissions radioélectriques sont unanimement reconnus.
Que faut-il avoir comme matériel ?

L'antenne est le matériel le plus « visible » de la station, même si certaines installations restent discrètes. Quant à l'émetteur-récepteur, chacun s'équipe selon ses moyens : matériel d'occasion ou dernier cri très sophistiqué installé dans une pièce spéciale ou dans un placard… Les radio amateurs ont droit à l'expérimentation, ce qui conduit certains d'entre eux à construire leur propre station (ou une partie seulement) à partir de kits disponibles dans le commerce ou de schémas publiés dans les revues spécialisées.

Quelle différence avec la CB ?

Il est vrai que le matériel et le langage utilisés par les CiBistes sont similaires et que de nombreux radioamateurs ont commencé par la CB. Mais, pratiquer la CB ne nécessite aucun examen préalable et les possibilités sont bien moindres : il n'existe qu'une bande (11 mètres) et, comme la bande est libre d'accès, certains s'en servent comme d'un « défouloir » rendant les canaux inutilisables.

Internet ne rend-il pas désuet le radioamateurisme ?

Internet (et l'informatique en général) est plutôt complémentaire et pas vraiment concurrent. Certes, contacter l'autre bout de la planète n'a plus rien d'exceptionnel de nos jours. Toutefois, n'oublions pas que le téléphone satellitaire ou Internet (et le haut débit) sont des techniques qui, compte tenu de leur coût, sont réservées aux pays développés et à leurs ressortissants. En revanche, Internet est une véritable mine d'or où on peut trouver des schémas, des explications et des tours de main ou acheter des composants difficilement disponibles dans le commerce. Pour les fanatiques de contacts avec les pays lointains, des sites dédiés aux informations d'activité en ligne (« clusters ») permettent de trouver une station rare en diffusant sa fréquence d'émission.

De nombreuses applications sont disponibles sur Internet. Parmi les plus bluffantes, on retiendra ces récepteurs numériques (SDR) en ligne qui permettent d'écouter en direct les bandes radioamateurs en ondes décamétriques :
récepteur numérique (SDR) en ligne


Et le développement durable ?

Là encore, les radioamateurs sont en avance sur leur temps : beaucoup ne se contentent pas de sortir leur carte bancaire pour s'offrir le dernier cri de la technologie (et jeter le matériel obsolète) car ils construisent leur matériel et, de ce fait, sont parfaitement capables de le réparer en utilisant des composants recyclés, de le modifier pour le rendre plus efficace ou de l'adapter à un nouveau type de trafic. En trafic QRP, la puissance utilisée pour faire un contact doit être la plus faible possible (5 watts et moins). Lors du trafic en « Field Day », la station doit être autonome au niveau de l'alimentation électrique (utilisation de batteries, panneaux solaires, éoliennes, …)












Comment devient-on radioamateur ?

L'écoute des stations radioamateurs est libre mais, pour pouvoir émettre, un radioamateur doit avoir des connaissances techniques et réglementaires suffisantes sanctionnées par un examen, le certificat d'opérateur, qui permet d'obtenir un indicatif d'appel. En France, tous les indicatifs commencent par la lettre F. L'opérateur est caractérisé par un chiffre et trois lettres (actuellement, ne sont délivrés que des indicatifs sous la forme F4Hxx). L'indicatif d'appel est la seconde identité d'un radioamateur.

L'examen est-il aussi difficile qu'on le dit ?

Le Radio-Club de la Haute Île propose à ses membres des cours en vue de passer les épreuves de Réglementation  et de Technique tous les vendredis soir à partir de 21h30.

Si la partie Réglementation ne pose pas trop de problème (c'est du « par cœur »), la partie Technique est plus difficile pour ceux qui n'ont aucune connaissance. Mais, avec de la persévérance et de la motivation, on y arrive…

Pour plus de renseignements sur nos activités, n'hésitez pas à nous questionner pour vous faire partager notre passion.

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Mise à jour le dimanche 1 octobre 2017 
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